Pathy Tshindele

Né en 1976 à Kinshasa, République Démocratique du Congo
Vit et travaille à Kinshasa

Après avoir obtenu son baccalauréat à l'Académie des Beaux-Arts en 1995, Pathy Tshindele poursuit ses études dans cette même institution, où il obtient en 1999 un diplôme en arts plastiques, avec une spécialisation en sculpture. En 2003, il fonde le collectif Eza Possible avec d’autres artistes diplômés de l’Académie. Le collectif se donne pour mission de s’affranchir des contraintes académiques et de privilégier un langage artistique brut, radical, en rupture avec les formes conventionnelles.

En 2005, Tshindele poursuit sa formation à l'École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, où il obtient son diplôme trois ans plus tard, en 2008.

Pour Pathy Tshindele, l'art n'est pas une simple discipline académique, mais un moyen d’interroger la réalité et d’agir sur elle. Ses œuvres, empreintes de l'urgence sociale et des tensions qui traversent son pays, vont au-delà de la simple représentation esthétique. Les carcasses de voitures, omniprésentes dans les rues de Kinshasa, deviennent des éléments essentiels de ses installations. Ces épaves, véritables symboles des contradictions de son pays, trouvent leur place au sein même de l'Académie des Beaux-Arts, ouvrant ainsi un dialogue entre l’art et la réalité quotidienne.

Ses œuvres sont des actes de résistance qui introduisent dans l'art les préoccupations sociales, la violence et les réalités brutales de la vie congolaise. À travers ses performances et ses installations, Pathy Tshindele mêle art et politique, croisant les histoires personnelles et collectives.

L’art de Tshindele, qu’il soit visuel ou performatif est directement inspiré par l’effervescence de Kinshasa. Mais ce sont sans doute ses peintures qui résument le mieux son engagement. Elles condensent la révolte, la rue, l’énergie vibrante de la ville et la lumière qui éclaire son histoire personnelle et celle de ce peuple. À travers elles, Pathy Tshindele s’affirme comme un citoyen du monde, profondément ancré dans la réalité de son pays, mais aussi dans un dialogue universel.

 

Collections

Collection Farida et Henri Seydoux, Paris, France
CAAC The Pigozzi Collection, Genève, Suisse
Collection Gervanne et Matthias Leridon, Paris, France
Fondation Alliances, Casablanca, Maroc